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11 novembre 2013

L’interview de Petra Friedmann qui a testé pour vous l’A 380

Depuis octobre 2009, Air France propose des vols sur l’A 380. La compagnies dessert les villes suivantes : Sahnghai, Singapour, Los Angeles, Washington, Johannesburg, New York et Tokyo Pour Emirates, c’est depuis le mois de décembre 2009 qu’il est possible de découvrir l’A380 au départ de Paris vers Dubai, Bangkok, Sydney, Auckland et Séoul. Lufthansa dessert Tokyo, Beijing, Johannesburg et Shanghai

Nous vous proposons un petit retour vers le futur en novembre 2007, où Petra Friedmann directrice d’Opodo France de l’époque avait testé l’Airbus A380.

Le lundi 12 novembre 2007, comme tant d’autres dirigeants de grandes agences de voyages, je faisais partie des heureux élus à embarquer sur le premier vol A380 Paris-Montréal, N° de vol AIB380/1XA380M, avec comme commandants de bord Benoît Laurent et Jacques Verrière.

Le majestueux A380 d’Airbus

Ce vol a été effectué dans le cadre d’une opération conjointe AIRBUS / AIR FRANCE et m’a donné l’opportunité de tester en avant-première ce tout nouvel avion que la compagnie Air France mettra en ligne à compter du printemps 2009. Elle sera d’ailleurs la première compagnie aérienne européenne à mettre l’A380 en service.

L’embarquement

Invités d’Airbus ou d’Air France, particuliers et professionnels, nous étions 435 passagers à embarquer, sur 525 sièges. Embarquement facilité par les 3 passerelles d’accès possibles, au Terminal 2 E à Roissy. L’embarquement fut effectué en un temps record : moins de 40 minutes jusqu’à la fermeture des portes – j’ai rarement vu un embarquement aussi fluide. L’astuce est simple : imaginez l’A380 comme un avion à deux étages car ce sont en fait deux avions collés l’un sur l’autre. L’embarquement est facilité par l’utilisation de trois passerelles, deux pour le « rez-de-chaussée » de l’avion (Main Deck : 319 places) et une passerelle pour le « Upper Deck » (200 places). Comparé à l’habituelle passerelle unique, c’est un vrai confort avant décollage.

Les cabines

Nous sommes bien installés et prêts au décollage à destination de Montréal, un des premiers aéroports dans le monde à s’être équipé pour l’A380. Temps de vol prévu : 6h45. Sur nos écrans individuels, nous avons tout loisir de suivre le parcours jusqu’à la piste de décollage, le décollage et tout le vol en direct grâce à la caméra fixée sur la queue de l’A380 (il y a d’ailleurs aussi une caméra vers le bas et une sur le côté). Un vrai plaisir car il est vrai que nous voyons mieux que le commandant lui-même. Chacun peut éprouver le sentiment d’être maître du monde quand l’A380 prend de la vitesse et décolle du sol, tout en douceur et en silence ! Applaudissements pour cette première étape parfaite.

Notre A380 est un appareil de démonstration (nom : A380 MSN007 !), avec une configuration des cabines pour 519 passagers – dont 12 sièges en première classe, 64 en affaires et 443 sièges en classe économique. Pas de suites ou lits doubles avec lesquels Singapore Airlines a équipé son premier appareil… Equipement sans grande surprise : sièges classiques, avec néanmoins plus de confort en classe éco par rapport à une configuration classique sur d’autres grands porteurs. Au niveau des équipements toilettes, pas de nouveautés non plus – j’ai envié le prince saoudien Alwaleed Bin Talal qui bénéficiera d’une vue sur le ciel depuis ses toilettes dans son A380 privé…

Les couleurs en classe affaires tout en violet clair et jaune, ou la déco en général, ne sont pas forcément de mon goût, mais Christian Boireau, Directeur Général Commercial Air France, promet que les futures cabines Air France seront innovantes et élégantes…

L’A380 vous offre de l’espace

L’ A380 procure une sensation d’espace, ce qui est très appréciable et bénéfique car on a moins l’impression d’être confiné. Une agréable surprise au niveau de la place, même en classe éco : optez pour une place près du hublot le jour où vous prendrez un A380 parce que vous disposerez d’espace supplémentaire : env. 20cm entre votre siège et le hublot qui a été aménagé en coffre, une place précieuse pour caser vos affaires.

Pendant le vol

Dès que les signaux « Attachez votre ceinture » sont éteints et notre menu Tour du Monde dégusté, chacun et chacune partent à la découverte des cabines, trop excités pour rester sagement assis sur son siège, entament des discussions animées sur le banc convivial au Upper Deck, descendent et montent gaiement l’escalier digne d’un paquebot, dégustent un verre au bar du Main Deck, prennent photo sur photo, observent les écrans de contrôle que les ingénieurs d’Airbus ont installés en cabine… Quelques passagers préfèrent les bras de Morphée…

Il y avait un tel va et vient que le personnel de cabine, très prévenant, nous demanda à deux reprises de regagner nos sièges parce que nous traversions une zone de turbulence, ce qui n’a nullement perturbé l’ambiance conviviale et la bonne humeur des participants de cette croisière « en plein ciel » un peu exceptionnelle.

De toute façon, nous n’étions pas perturbés par les turbulences ! Probablement parce que le personnel cherchait un prétexte pour nous discipliner mais aussi parce que ce gros avion est tellement stable que nous n’avons pas ressenti les secousses auxquelles nous avions droit dans un autre appareil classique au retour.

Croisière en plein ciel à bord de l’A380

Le vol– c’est ça la vraie révolution pour le passager  :

Le transport se fait en douceur, l’appareil est étonnamment silencieux, même quand vous êtes assis près des ailes. C’est comme la différence entre une cantine bruyante et un restaurant tranquille : vous êtes beaucoup moins fatigué après un vol long courrier silencieux ! On sent la puissance au décollage et à l’atterrissage, mais tout en retenue. Les moteurs vibrent à peine et l’énorme avion n’a même pas besoin de toute la piste. C’est un peu comme voyager dans les bras d’un « grand nounours  » !

A380 : performance au service de l’environnement et du passager

Nous étions donc 435 passagers, 68 en dessous du maximum de cet appareil, ce qui correspond à un poids de charge de 484 tonnes. En fait, il s’agit de l’avion avec la plus grande capacité au monde. Malgré sa taille, il se contente d’une piste de décollage et d’atterrissage plus courte !

Nous avons volé à une vitesse de Mach .85 et avons consommé 12 tonnes de carburant par heure, l’équivalent de 2,89 litres par passager sur 100km – ce qui fait de l’A380 l’avion le plus économe sur le marché ! En comparaison, la consommation moyenne avec les appareils actuellement en service chez Air France sur Paris-Montréal est de 3,5 litres par passager sur 100km, l’A 380 permet donc une économie de carburant de 17%.

A380 n’est pas seulement très rentable, il diminue aussi les émissions de CO² et d’autres gaz à effets de serre : il émet seulement 75g de CO² par passager et par km, ce qui correspond à la moitié du CO² permis par les dernières normes européennes pour les voitures fabriquées en 2008 !

Et « last but not least » A380 est l’avion le plus silencieux : il est deux fois moins bruyant qu’un 747-400 par exemple.

L’arrivée

… et le silence, tout le monde l’a entendu ! A notre arrivée à l’aéroport Montréal Trudeau, l’A380 passait devant des centaines d’employés, juchés sur les toits des voitures ou passerelles pour mieux l’admirer : tous s’avouèrent étonnés par le silence remarquable de l’avion. Le débarquement s’est déroulé sans encombre – petit bémol seulement : le retard de la livraison des bagages suite à un blocage de portes. Il fallait bien que nous ayons quand même le sentiment d’un premier vol !

L’arrivée de l’A380 chez Air France en 2009 se prépare déjà depuis 2002 ! Une quarantaine de personnes travaille sur son entrée dans la flotte.

Signé : Petra Friedmann, Ex-Dirigeante d’Opodo France

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